0 Shares 1066 Views

    Avec l’exposition “Fine Dying”, Misschiefs revisite l’art de la table à l’Institut suédois

    15 septembre 2023
    1066 Vues

    "Fine Dying", créations de Isa Andersson, Sara Szyber, Lotta Lampa et Anna Nordström. © Daniel Camerini

    Au milieu du XIXe siècle, l’écrivain anglais Coventry Patmore écrit le poème “L’Ange de la maison”, en hommage à la parfaite femme victorienne. Aujourd’hui, Misschiefs pulvérise l’ange avec son exposition “Fine Dying”, détournement de la notion de Fine Dining, l’art raffiné de la table. Présentée du 7 septembre au 1er octobre 2023 par l’Institut suédois, l’installation mêlera les créations uniques de neuf artistes et designers.

    En Suède, le design est un vaste paysage de création qui englobe aussi les champs de l’architecture, de l’urbanisme, de la mode et de l’artisanat d’art. À l’international, il est à la fois auréolé de prestige et attaché à certains clichés. On pense aux matières naturelles, aux lignes claires et épurées, à la fonctionnalité et à l’accessibilité. Mais il existe depuis longtemps un courant alternatif, particulièrement fort dans les années 1970 : propositions ludiques et excentriques, objets qui résistent. Aujourd’hui, Misschiefs renoue avec cette tradition irrévérencieuse et porte les voix de plusieurs générations de designers qui cherchent à renverser les symboles et détourner la bienséance. Que nous disent-elles sur nos sociétés, nos humanités ? S’inscrivent-elles dans un changement global ? Que se passe-t-il en France de ce côté-là ? En présentant l’exposition Fine Dying, l’Institut suédois entend montrer la diversité du design contemporain et servir de point de rencontre entre ses multiples visages.

    Sara Szyber © Daniel Camerini

    À propos de l’exposition Fine Dying

    “L’Ange de la maison” a été inspiré par la première épouse de Patmore, Emily Augusta Andrews, en qui il voyait la femme idéale, maîtresse de maison gracieuse, discrète et modeste. Dans un discours prononcé en 1931 au National Society for Women’s Service et publié onze ans plus tard sous le titre “Professions for women”, Virginia Woolf fustige cet idéal de la femme victorienne et explique qu’elle a dû tuer l’ange. La création implique le sacrifice.

    En 2021, six artistes et designers sont invitées par Misschiefs à contribuer à la collection Fine Dying, détournement de l’idée de Fine Dining, l’art raffiné de la table. Isa Andersson, ButchXFemme, Lotta Lampa, Anna Nordström, Maria Pita Guerreiro et Sara Szyber créent alors des objets uniques, gothiques, punk et flamboyants, qui seront disposés sur une longue table. L’atmosphère chic et extravagante qui en émane d’abord est bientôt démentie par les couteaux aiguisés, le sang, la violence qui rôde…

    Cette collection évolutive, d’abord montrée à Stockholm puis à Milan, débarque à l’Institut suédois pour Paris Design Week 2023, avec la participation additionnelle de l’artiste française Popline Fichot. La Suédoise Klara Fahrman et la Norvégienne Yngvild Saeter ont également été invitées à présenter leur travail dans une salle attenante.

    Vue de l’exposition Fine Dying par Misschiefs © Vinciane Lebrun/Voyez-Vous

    Commissaire d’exposition : Paola Bjäringer
    Scénographe : Minna Palmqvist

    [Source : communiqué de presse]

    En ce moment

    Articles liés

    “Street Art aux Invalides” : quand l’art urbain s’invite à l’Hôtel national des Invalides pour une noble cause
    Agenda
    162 vues

    “Street Art aux Invalides” : quand l’art urbain s’invite à l’Hôtel national des Invalides pour une noble cause

    Durant cinq jours et pour la première fois, découvrez une exposition de street art à l’Hôtel national des Invalides. Du 28 mai au 1er juin 2026, 34 figures majeures du street art français investiront les salons de l’Hôtel national...

    “Ça va Ça va” : le nouveau spectacle de Camille Chamoux aux Bouffes Parisiens
    Agenda
    157 vues

    “Ça va Ça va” : le nouveau spectacle de Camille Chamoux aux Bouffes Parisiens

    « Dites, quelqu’un connait un gastroentéro de compétition ? Une adresse d’hypnotiseur ? Ou un psychanalyste?  Non pardon un psychiatre en fait. Moi, jusqu’à y’a pas si longtemps, j’étais immortelle. J’ai ingéré en toute insouciance tous les trucs interdits,...

    Brooklyn Funk Essentials dévoilent leur nouvel album “Black Butterfly” à découvrir le 2 juillet au New Morning
    Agenda
    147 vues

    Brooklyn Funk Essentials dévoilent leur nouvel album “Black Butterfly” à découvrir le 2 juillet au New Morning

    Composé de musiciens venus des quatre coins du globe, le groupe Brooklyn Funk Essentials s’est imposé comme une redoutable machine à danser. Depuis bientôt 3 décennies, le groupe tricote un patchwork aux couleurs multiples : be-bop, funk, boogaloo, hip-hop...